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STAARP-Section Tandem des Auxiliaires des Aveugles de la Région Parisienne
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Hautes-Alpes 2007

Une semaine à Baratier

Article mis en ligne le 15 mai 2018
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Dans les Hautes-Alpes

Une semaine à Baratier

Huit jours après la Semaine Fédérale de Périgueux, Jean-Pierre et moi, sommes allés à Baratier, près d’Embrun dans les Hautes Alpes.

dans les Alpes

Nous avons rejoint Stéphane, son amie Anne et leur petit bambino Hugues.

Le lac de Serre-Ponçon et son célèbre barrage, s’étale à 2 pas, dans la vallée de la Durance. (une visite du muséoscope est vivement recommandée, pour connaitre

l’historique de ce grand réservoir d’eau.)

Dimanche : la journée s’annonce belle. Une mise en jambes est nécessaire. Ce que nous faisons en allant jusqu’à Saint-Clément , ça permet également de tester

le petit plateau, qui sera très souvent sollicité les jours suivants. Anne nous accompagne.

Lundi : le temps change et une certaine fraîcheur matinale s’installe. Malgré le soleil, nous partons bien couvert pour notre balade.

Nous empruntons les routes du triathlon, qui a eu lieu quelques jours plutôt. Nous montons par Puy-Saint-Eusèbe, Saint-Apollinaire : (altitude 1300 mètres).

Certaines portions sont très ardues ! Nous avons vite chaud ! Nous redescendons par Prunière.

Tout le long, Jean-Pierre me fait la lecture. En effet, de nombreux encouragements ou recommandations à l’adresse des tri-athlètes sont inscrits sur le
bitume : Bravo Choupette, mouline ! Gégé. papa, tu es le meilleur !) quelques : "non aux loups" et "non aux ours" se sont glissés. Je vous rassure, nous

n’avons vue ni ours ni loups ! Mais des cyclistes oui !!!

Nous quittons là le circuit du triathlon, pour remonter vers l’abbaye de Boscodon, où nos amis nous attendent pour le pique-nique.

L’abbaye de Boscodon, 1150 mètres d’altitude, se situe dans un cadre magnifique, dans la commune de Crots. De style roman, elle a vu le jour au XII ème

siècle. Devenue presque une ruine, elle est en cours de restauration depuis 1972, des dominicains, ainsi que des laïques, contribuent à sa pérennité. Nous

profitons de l’après midi pour en faire la visite. Après cette enrichissante plongée dans l’histoire, nous regagnons notre gîte, avant les premières gouttes

de pluie.

Le lendemain, notre promenade nous fait passer tout d’abord par Savines le Lac. L’ancien village : Savines, a été démoli et immergé lors de la construction

du barrage. Plus loin, nous apercevrons la chapelle Saint-Michel sur son îlot, seul vestige encore visible. Nous arrivons à Lauzet avec son pont romain

sur l’Ubaye.

Comme l’orage menace, nous nous accordons une pause café.

Notre voisin de table nous offre généreusement le partage de son repas. « non. Merci ! c’est déjà fait » !

Nous apprenons ainsi, dans la conversation, qu’il est en route vers Saint-Jacques de Compostelle. Il précise : -je suis presque arrivé, plus que 2000 km !-

  • mais d’où venez-vous ? -du Mont Sinaï ! déjà 6000 km parcourus.- Il marche pour la paix. Il est parti le 14 octobre 2006.
    Il traîne une remorque avec tout son barda.

Bien sûr, nous sommes admiratifs ! Nous lui prodiguons des encouragements ! Nous lui souhaitons bonne chance et bonne route !

Sur le chemin du retour, nous faisons un crochet par le col de Pontis : altitude, (1301 mètres.) Il est court mais très pentu ! Sur les 4 premiers km, 10

et 11% se succèdent. Seuls sur les 500 derniers mètres,nous retrouvons une moyenne de 8%.

Nous faisons une pause. Le thym sauvage nous chatouille depuis un bon moment les narines ! Nous en cueillons quelques brins pour parfumer l’eau de nos bidons.

C’est à cet instant, que le ciel ouvre les vannes. Dommage pour le panorama ! Nous n’aurons pas le temps de l’apprécier de là-haut. Nos légers coupe vent

n’empêcheront pas la pluie de pénétrer et de nous frigorifier !

La descente est prudente, car la visibilité est sérieusement réduite ! la température est quand-même plus clémente dans la vallée. ! nous séchons peu à

peu.

Ce mercredi, c’est Stéphane qui nous accompagne jusqu’à Crévoux.

En bas, on nous annonce : « col du Parpaillon : 24 km ».

Au village, nous faisons le plein d’eau. Nous quittons le bitume pour un chemin à travers les mélèzes. Plus haut, un dernier chouia de goudron, jusqu’au

Pont Réal.

Au delà, 11 km de sentiers nous attendent. Les mélèzes font place au patûrages. Les marmottes, par leur cris répétés, signalent notre présence aux copines.

mais ne se laissent guère voir ! Quant aux vaches, certaines nous regardent curieuses, d’autres paissent tranquilles sans se soucier de notre passage.

Au cour du troupeau, le vacarme est assourdissant !les cloches teintent sur tous les tons.

Maintenant, c’est la roche et les éboulis qui nous environnent. La pente s’accentue. Nous peinons ! Le petit look s’accroche ! et nous avec ! enfin, le

tunnel sommital est en vue . Col du Parpaillon, Altitude 2640 mètres. De l’autre côté, c’est la vallée de l’Ubaye.

Le Parpaillon

. Ce tunnel, long d’environ 500 mètres, a été construit par l’armée française. Les travaux ont débuté en 1891 et se sont achevés en 1911.
Nous aurions aimé poursuivre notre route, mais nous avons rendez-vous avec nos amis à l’auberge de Crévoux, pour le déjeuner, et il est déjà 13h30 !! Cette

montée est vraiment agréable, si ce n’est, la présence de motos, de 4x4, de camping cars. Espérons, que cela ne trouble pas trop la quiétude des marmottes

et que ça ne les empêche pas de dormir !

La descente est rapide et vigilante. Car la chute est derrière chaque virage, chaque pierre, chaque trou !! Nous parvenons au restaurant sans encombre,
pour savourer un bon repas et narrer notre aventure à nos amis.

Jeudi : notre dernière virée et aussi la plus longue. 105 km au compteur.

Nous reprenons la route de Saint-Clément afin de rejoindre Guillestre. La montée de la vallée du Guil est en pente douce. Puis, changement de décor et de
direction. Nous laissons Château-Queyras à droite, pour filer à gauche vers Arvieux. La route s’élève progressivement. A Brunissard, nous faisons un arrêt
casse croûte et eau de la fontaine du village. Le plus dur reste à faire, semble t il. En effet, les 5 km qui suivent, une ascension difficile à plus de
9% de moyenne, dont 2 km à 11% qui conduisent à un point de vue impressionnant sur la Casse Déserte.

Un univers désolé de rocailles, d’éboulis et de profonds ravins où subsistent quelques rares sapins rachitiques. Surprise ! la route descend brusquement
sur environ 500 mètres. Là, des stèles célèbrent la mémoire de Fausto Coppi et de Louison Bobet.

Plus que 2 km pour atteindre le sommet de l’Izoard : 2360 mètres d’altitude après 15 km d’ascension.

au col de l’Izoard

Les cyclistes sont nombreux à se mesurer à se col mythique. Lors de la descente, nous croiserons un hand-bike ! « une ascension à la force des bras, chapeau !!!

Nous avons aimé. Vous aimerez !!!

Mao


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