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STAARP-Section Tandem des Auxiliaires des Aveugles de la Région Parisienne
Avec la staarp on voit plus loin

STAARP - Section Tandem des Auxiliaires des Aveugles de la Région Parisienne

Drôme 2009

Une semaine dans la Drôme

Article mis en ligne le 15 mai 2018
dernière modification le 19 juin 2018
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UNE SEMAINE DANS LA DRÔME

DU 20 AU 26 JUILLET 2009

PARTICIPANTS :

  • Vivian,
  • Jean-Brice,
  • Charles un ami de Jean-Brice,
  • Nicolas,
  • Jean-Marie,
  • Mao,
  • Jaseem.

0 | 10 | 20

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LUNDI

Avec Nicolas, nous arrivons à MONTÉLIMAR où nous sommes attendu par Vivian, Mao et Jean-Brice qui ont fait la route en camion. Synchro comme des siamois,

le ton est donné. Il est midi, nous cassons la croûte avant de sauter sur nos tandems pour se rendre à PUY-SAINT-MARTIN où nous sommes attendu par les

organisateurs de la semaine. 20 kilomètres de mise en jambes sur un terrain vallonné mais quasiment plat, à côté de ce que l’on allait vivre le reste de

ce périple. Pendant ce temps là, Jean-Brice se charge de l’intendance. Ce premier jour, nous le jouons cool et sirotons une mousse en attendant le reste

de l’équipe à savoir Charles et Jean-Marie. Une fois au complet, nous enchaînons sur l’apéro et le repas offert par le club de Puy Saint Martin. Au contact

de ces derniers, nous découvrons le régime E P O, Eau Pastis, Olives.

Nous passerons la première nuit chez des amis de Jean-Brice qui est un peu le régional de l’étape. Il s’agit d’une ferme située dans le désert Drômois,

plus précisément à RÉPARA. Nous sommes reçu comme des pachas, les lits étant déjà fait, nous n’avions plus qu’à nous pieuter.

MARDI

Ce jour là, les choses démarrent très fort, nous avons rendez-vous à 08:00 pour une étape de 126 kilomètres et semoule dans le couscous, il y avait ce fameux

col de Penne le Sec qui grimpait à 1040 mètres d’altitude.

Nous partons donc de Répara et retrouvons le reste des cyclos. Je commence à croire au Père Noël durant cette descente en S dans la Route du Tobogan, elle

ne pouvait pas mieux porter son nom et le Canondale filait tel un frelon. Nous passons dans des paysages, on ne peut plus paisibles comme par exemple,

la forêt de Saou, les villes d’Aoust, Mirabel et Blacon, Saillans, Saint-Benoit en diois. Puis, on prend une longue Route dans la vallée de la Drôme entre

une falaise et la rivière de Roanne. Jusque là, tout va bien... Mais, ç’eut été trop beau ! Nous voici subitement au pied du fameux col de Penne le sec

avec des pentes à 11% par moments. Tout le monde nous lâche, alors, Jean-marie, Charles Jean-Brice et moi, nous parvenons au sommet au rythme qui nous

est permis et non sans quelques pauses. Au sommet, nous frôlons le drame, le tandem présidentiel piloté par Charles, s’engage sur la mauvaise pente, Jean-Brice

hurlant à tue-tête leur évite un nouveau col de justesse.

Nous arrivons au pique-nique, une bonne heure après le reste du groupe mais pas peu fiers et satisfaits.

L’après-midi s’est montré plus tranquille, une bonne bosse et le reste tout en descente.

Néanmoins, la journée n’est pas terminée, nous prenons nos quartiers au gîte "Le Bon Lieu" à Saint-Gervais sur Roubion. Nous embrayons sur la préparation

du repas car nous sommes en autonomes. Cela va nous permettre de découvrir les talents de cordon bleu de Nicolas. Sur le plan culinaire, il y a eu deux

constantes, du melon à tous les repas et le reblochon de Jean-Marie. Je ne sais même pas si l’on a terminé le stock. Par contre, on a dû tuer quelques

mouches !

MERCREDI

Le réveil est toujours matinal, nous prenons nos habitudes, découvrons avec amusement que l’un d’entre nous, sûrement né avec un karcher, s’occupe d’arroser

la cuvette.

Ce jour là, nous nous montrons plus raisonnables et faisons l’étape intermédiaire de 85 kilomètres. Staarpiste même épuisé, ne craint pas les cols, nous

montons celui du pertuis, petite mise en bouche de 4 kilomètres à 7%. Le pique-nique ça se gagne et nous, on aime avoir faim. Nous atteignons la maison

de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, à Grignan où l’on bois l’apéro avant d’attaquer le solide.

Le retour aurait dû être une formalité au regard de ce que nous venions de nous enquiller en kilomètres et en dénivelés. Mais, c’était sans compter sur

un cagnard à ne pas laisser un dromadaire dehors, une bosse de 7 kilomètre à 3%, des gars qui se prennent pour des cyclistes, je parle de moi et Nicolas,

ça fait beaucoup pour un tandem. Du coup, j’ai dû marqué une pause talus, commençant à être attaqué par les renards.
Nous sommes quand même repartis, heureusement le reste était en descente, tant en vélo qu’en boisson. Une énième halte dans le bled de Bégude de Mazenc

s’imposait pour s’ébrouer dans la fontaine publique et goûter la mousse locale.

Ah ! loi des séries quand tu nous tiens ! au moment de repartir, avec Nicolas, nous avons cassé notre chaîne et tordue une dent sur l’un des pignons. Alors,

au lieu de se reposer en rentrant, Nicolas et Vivian sont allé à MONTÉLIMAR pour acheter une chaîne et ont réparé le vélo. Je précise qu’il s’agit du Canondale,

on l’a quelque peu maltraité, l’équipe des mécanos a du pain sur la planche en perspective.

Ce même soir, nous sommes allé au repas d’anniversaire du club de Puy Saint Martin et avons assisté à une représentation théâtrale, d’une troupe locale.

Mais, les histoires les plus drôles étaient celles de la vie de Jean-Marie durant sa jeunesse.

Les staarpistes ne faisant jamais un déplacement à vide, nous repartons qu’après avoir acheter 4 quartons de clairette.

JEUDI

Ça y est, le milieu de semaine commence à se faire ressentir sur les organismes, la mécanique corporelle s’enraye et fait entendre ses premiers grincements,

pour certains. En ce qui me concerne, j’ai même du mal à presser mon tube de dentifrice, j’ai les tendons des doigts tétanisé. J’ose m’aventurer mais le
guidon du canondale n’est pas terrible dès que le parcours se complique, il est surtout bon en descente. Heureusement, ce jour là, , le rendez-vous est
fixé à 09:30 et l’étape ne fait que 75 kilomètres. Ceux qui le souhaitent peuvent se baigner ou se prélasser dans un transat.
Vous qui n’étiez pas là, vous avez raté un grand moment à l’heure de l’apéro. Il s’agit d’une discussion entre Mao et Jean-Marie, dommage que nous n’ayons
pas eu de phonographe pour immortaliser cet échange. Je laisse le soin à chacun d’entre eux de vous en narrer la teneur s’ils le souhaitent. En tout cas,
ils étaient mignons tout plein les deux.
L’après-midi s’est déroulée assez paisiblement surtout une fois avoir franchi une bosse de 2 kilomètres à 3,5%. Le reste du parcourt était assez roulant
et on s’est même payé le luxe de doubler une voiture en descente.
Je ne vous en ai pas encore parlé mais nous avions deux phénomènes, spécialistes du GPS ; Charles qui prend toujours l’opposé et Vivian qui prend des raccourcis
qui rallongent. Nous avons fini le parcours du jour à trois avec Jean-Brice et Nicolas. Cela ne nous a pas empêché de nous retrouver dans le bled de SAINT-GERVAIS,
à la terrasse d’un rade, pour un petit contrôle secret. Un contrôle secret consiste en la prise d’une préparation à base de houblon, favorisant l’élimination
des lactiques. Je vous invite à tester ce traitement, avec modération bien sûr.
Ce même jour, nous avons également eu le plaisir de faire la connaissance du fils de Jean-Brice et ses petits enfants qui étaient de passage dans le coin.
Nous les avons accueillis pour le repas et la nuit.

VENDREDI

Nous ne sommes plus que deux tandems, Jean-Marie ayant préférer faire l’impasse sur cette journée durant laquelle les bosses et les cols n’étaient pas en
reste. Pour commencer, le réveil a sonné à 05:45, nous avons décollé à 06:45 et fait 01:15 de route pour nous rendre sur le site de nos douleurs. Quand
je vous dis qu’il faut avoir vécu des choses pas faciles pour pratiquer le vélo, je ne me trompe pas beaucoup !!!
Bref, Mao et Nicolas ont fait le grand parcours et ont gravi trois cols dont un par erreur, fréquenter Charles ne laisse pas indemne. Charles et Vivian
ont joué les Soloïstes. Nous les avons vu au départ et à l’arrivée. Vivian a fait le col de la Machine et était tout content de revenir avec son tampon
BPF. Quant à Jean-Brice et moi, nous avons parcouru les gorges de la Bourne, 25 kilomètres à 3% jusqu’à VILAR DE LENS. Étant largement en avance, on s’est
payé le luxe d’un flan ou plutôt Jean-Brice, moi, je suis allé chez le coiffeur, ou plutôt Vanessa la coiffeuse.
Puis, nous sommes reparti faire des bornes en attendant nos camarades. On avait rendez-vous à Bois-Barbu pour le pique-nique, après une bosse de 2 kilomètres
à 3-4% avant de faire roulette dans une grosse descente de rosée. Au bout de 01:30 d’attente, Mao et Nicolas sont arrivés, ils ont cassé la croûte très
furtivement avant de repartir. Ils ont fait leur dernier col et ont eu le droit à un gros orage tout le long. Quant à Jean-Brice et moi, nous sommes rentré
en redescendant les gorges de la Bourne et sommes fait plaisir en roulant comme des dératés ou des tarés.
On est arrivé juste quand l’orage débutait et bien sûr, on est tombé sur Charles la boussole qui arrivait par un chemin totalement improbable, ne figurant
même pas au parcours.
On a quand même fini par rentrer et grâce à Charles, on a réussi à prendre la seule route où il y avait un péage.

SAMEDI

Ça pu la fin, aux délices du jour, un petit parcours de 65 kilomètres, quelques bosses et un col en bonus track. Nous rejoignons les autres cyclos à 08:00
dans la ville de SAINT GERVAIS après avoir traversé la rivière du Roubion. Puis, nous passons dans la ville de Charols avant d’atteindre le pied du col
de la Tartaiguille. Quand il y en a plus, il y en a encore, on s’échine dans la montée du pas de Lozin qui nous conduit à travers la forêt de Saou. Nous
continuons successivement en défilant les villes de Divajeu, Saou avec son marché sur la place. Nous y retrouvons Vivian et Mao qui n’ont pas attendu pour
se soumettre au contrôle secret, cette fois-ci nous avons pu goûter une Griotte ombrée, spécialité du coin. Ensuite, nous faisons notre dernier pique-nique
sur la place du village, village décoré de la médaille de guerre. Au rayon des anecdotes, nous noterons que Nicolas a cassé la chaîne de son vélo à deux
endroits, c’est la troisième qu’il brise en trois semaines. Il a colmaté les brèches tout seul et nous a recollé tranquille comme Batiste. De mon côté,
j’ai enfin l’honneur de rouler avec Charles, ça n’a pas été triste. On s’est fait une petite frayeur à cause d’un automobiliste fougueux. Quelques kilomètres
plus loin, il s’en est suivi d’un bon moment de rire suite à une collusion pratiquement à l’arrêt. Je vous le donne émile, c’était avec un belge. Ce même
belge qui a signé l’exploit de faire une sortie de route en frottant la roue du vélo qui le précédait.
Il n’était même pas 16:00 que nous venions de rentrer au gîte, chacun s’est attelé aux tâches récurrentes de fin de séjour. Nous avons eu le plaisir de
partager un dernier repas en refaisant le monde et en se demandant ce que nous pourrions bien faire pour l’année prochaine.
Cette semaine a été cadencée par les échanges entre Mao et Jean-Marie, le premier évoquant l’Expérience avec un grand E et le second en s’appuyant sur
l’Histoire avec un grand H. Échanges, parfois pimentés par les interventions de Jean-Brice.
Je regretterai longtemps de ne pas les avoir enregistré.

Jaseem


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