STAARP-Section Tandem des Auxiliaires des Aveugles de la Région Parisienne

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SF de Saint-Omer 2009

mercredi 16 mai 2018, par STAARP

La STAARP dans le Pas-de-Calais - Semaine fédérale 2009

Samedi 1er août, les staarpistes prennent la route pour Saint-Omer, dans le 62, qui en train, qui en voiture, ou mieux, en camionnette. Eh oui, pour la

première fois, pas de casse-tête pour Bernard avec la SNCF : les tandems sont véhiculés en camionnette, brillamment conduite par Christian, accompagné

de Jean et Mao.

Jean-Marie pre pour défiler

Nous nous retrouvons dans un IME dont nous occupons le rez-de-chaussée, ordinairement réservé aux tout-petits, dont la présence est palpable : petites tables

et leurs tabourets, dînette, petits lits superposés dans lesquels rêvent des poupons joufflus... Nous avons toutes les peines du monde à empêcher Mao de

dormir avec eux ! Il consent néanmoins à rejoindre sa chambrée : nous sommes logés par chambres de deux, trois maximum. Bien entendu, les ronfleurs sont

repérés et immédiatement regroupés !

Une grande pièce nous permet de prendre les petits-déjeuners tous ensemble : remercions Bernard d’avoir, encore une fois, assuré l’intendance et d’avoir

encore apporté sa bouilloire magique, dont l’étanchéité est garantie par une chambre à air ! ...

Tous les tickets-repas ayant été vendus, nous nous décidons pour un flunch : et hop ! Un max de staarpistes dans la bétaillère, Bernard et Jean-Marie aux

côtés de Christian pour le guider. Quelle expédition ! J’imagine la tête des gens quand la porte du camion s’est ouverte, déversant son flot de cyclos

pliés en douze !!!

pointage BCN BPF a aire sur la lys

Le dimanche est, comme d’habitude, consacré à la mise en jambes : chacun choisit son parcours en fonction de sa forme et de son entraînement. Les routes

nous mènent, entre autres, à Aire-sur-la-Lys. Je roule avec Nicolas qui trouve une église près de Isbergues pour pique-niquer, dans un tout petit village

dont le nom se termine en (ghem). Ils sont légion, ces noms-là, prononcés (gan) par les français. Le parcours est vallonné, et va même jusqu’à Arras pour

certains : qui a dit que le nord était plat ?

En arrivant, nous nous regroupons pour aller accueillir les jeunes du trait d’union qui arrivent de Saumur, après 950 km de vélo. Ils défilent autour du

vélodrome de St-Omer, sur une musique endiablée, accompagnés, entre autres, de notre cher Adrien, qui passera toute la semaine avec nous. L’ambiance est

chaleureuse, et même Bernard comprend ce que raconte la sono ! Après les traditionnels discours (assez brefs, bien ciblés, donc pas ennuyeux), nous dégustons

un verre de bière locale, d’une brasserie qui œuvre à St-Omer depuis 1866 (on peut même emporter notre verre).

Tiens, un peu de culture : savez-vous comment s’appellent les habitants de Saint-Omer ? Les Saint-Omériens ? Eh bien non, ce serait si simple ! Ce sont

les Odomarois. Pourquoi ? Parce que Omer se dit Odomar en latin.

Ce soir-là, chacun est content de sa journée, même si certains regrettent qu’on ait pas roulé tous ensemble, ce qui sera un leitmotiv pendant tout le séjour,

un vif regret même, notamment pour Didier dont c’est la première expérience fédérale. Nous dînons à la permanence, mais le bruit et le chahut nous interdisent

toute communication. Nous opterons désormais pour le Flunch, pas pratique, certes, mais plus de choix et moins cher. Saluons l’arrivée de Michel qui rejoint

le groupe.

Lundi, j’enfourche le tandem n°3 derrière Christian. Nous coupons le p2 que je trouve trop long, à Focambergues où se trouve le point de ralliement officiel

avec animation garantie. Les plus courageux font plus de cent km, sur un terrain encore très vallonné.

Tout le monde se retrouve pour aller au flunch, la plupart en vélo, Michel, Jean-Marie, notre chauffeur et moi en camionnette. Je cède la place de copilotes

aux ancêtres. Le trajet me paraît bien long, comparé au samedi. Effectivement, nous tournons en rond et mes fesses commencent à regretter le confort de

la selle sur cette planche de bois qui n’arrête pas de brinquebaler ! Trois quart d’heure plus tard, nous rejoignons les cyclistes déjà attablés... On

discute les parcours, et Adrien me convainc pour le 106 km. Jean, quant à lui, rêve de piquer une tête à Oye plage (prononcez OI), tandis que Didier refuse

de faire plus que le p1, éprouvé qu’il est par les deux premières journées. Notons que Vivian nous a rejoint, après 300 km depuis les environs de Paris.

Mardi, visite au pays des ch’tis ! Oui, en route pour Bergues, où fut tourné le fameux film de Dany Boon. Adrien et moi filons sur le Cannondale qui réagit

au moindre coup de pédale ! Cependant, nous nous retrouvons tous pour le traditionnel pique-nique, excepté Michel, soliste du jour, qui préfère vivre sa

vie... On trouve une sandwicherie qui fait aussi des frites, de bien piètre qualité. Mao cherche désespérément un morceau de poulet sous les frites et

le pain, et sent, tout à coup, que "les dents du fond baignent !". Du coup, Nicolas et Adrien font une expérience intéressante : figurez-vous que les canards

ch’tis aiment les frites ! Pauvres bêtes...

Le soir, nous apprenons, stupéfaits, que Jean a bel et bien goûté l’eau de la mer du Nord, et que Didier est ravi de sa journée, bienheureux de s’être

laissé emberlificoter par les arrêts bistros et autres roulettes qui font le charme indéniable de notre Jeannot ! Bravo les gars !

Mercredi s’étire vers Hazebrouck (qui signifie " chemin de la hase ", femelle du lièvre). Vivian et moi, comme beaucoup de cyclistes ce jour-là, gravissons
le mont Cassel à pieds, tant la route est étroite et vite encombrée par ceux qui mettent pied à terre. Le temps est pluvieux : quelques gouttes tombent
sur notre pique-nique, à Bailleul. Nous sommes de retour de bonne heure : les plus courageux, dont Mao et Nicolas, sont allés en Belgique (à Ypres) et
affichent 167 km au compteur... Le soir, nous dînons avec l’ACT (80 personnes), sous un chapiteau : trop bruyant à notre goût.

Jeudi matin, Mao, suivant le tandem piloté par Michel, et moi-même, guidée par Adrien, partons pour un footing de décrassage. Nicolas et Didier nous accompagnent
gentiment. Jean et Yannick sont partis au repas de la confrérie du 650, bien arrosé, mais laborieux car le cortège s’étire trop lentement ! Jean-Pierre,
quant à lui, déjeune avec Saint-Maur. Nous nous retrouvons presque tous pour " pique-niquer " à l’IME : la chaleur et le nombre des participants au pique-nique
fédéral ne nous encouragent pas à bouger ! Le reste de l’après-midi s’écoule doucement : chacun vaque à ses occupations. Nicolas, Adrien et moi visitons
la ville, et réservons une table pour un moule-frites nocturne : petite déception...
Lorsqu’on rentre, on apprend que Jean-pierre a perdu ses clefs de voiture : le voilà bien ! Tout le monde, ou presque, l’aide à chercher, mais sans succès.
Il les retrouvera le lendemain, bien rangées au fond d’une sacoche !

Et maintenant, je laisse Mao conclure pour la dernière ligne droite. Après le départ d’Alexandra et Vivian, samedi, les rescapés découvrent la côte d’Opale.
Grâce au train le parcours se trouve réduit à environ 60 km, entre Boulogne-sur-mer et Calais. Certes, ça paraît peu ! mais n’allons pas trop vite.
Quelques km après avoir quitté la gare de Boulogne, voici la 1er escale. Un point de convivialité, qui porte bien son nom ; Des spécialités gastronomiques
s’offrent aux cyclos : "sandwichs au kipper, (hareng fumé), maquereau grillé, salade aux fruits de mer.... tout ça sur fond d’accordéon, et ce qui devait
arriver... tout le monde succombe à la tentation ! il n’est que 10H du matin. Une fois rassasiés, nous nous dirigeons vers la 1er difficulté du jour :
"le cap Gris Nez". nous faisons une pose.
Cà et là,des vestiges de la dernière guerre témoignent de l’âpreté des combats qui se sont déroulés sur les lieux.
Le ciel est suffisamment dégagé, pour permettre d’apercevoir la côte anglaise. à la mi-journée, nous faisons une pose restauration dans la petite station
balnéaire de Huissant.
staarp bloquee à Calais au pont tournant
Peu après, nous abordons les lacets du cap Blanc Nez, où certains n’hésitent pas à mettre pied à terre, tant la pente est rude ! Pose photos pour les souvenirs.
Le final, est une longue descente vers Calais et son pont tournant.Nous y arrivons, au moment où les bateaux manœuvrent. Nous restons ainsi bloqués pendant
une vingtaine de minutes. Imaginez les centaines de cyclos agglutinés attendant la libération.

Dimanche, avant l’exode, la coutume veut que les cyclos, déguisés ou non, défilent dans les rues, un dernier petit salut aux habitants. La Staarp est représentée,
par : Nicolas, Jean-Marie, Didier, Christian, Jean et Bernard.

La prochaine édition de la S F, aura lieu à Verdun en août 2010. Il faudra vous armer de patience, mais pensez-y quand-même !

Alexandra, Mao